Pensé comme une signature graphique plus que comme un logo traditionnel, le monogramme EZ accompagne mes photographies, mes tableaux et désormais l’identité visuelle du site.
Une forme simple en apparence, construite pourtant comme un jeu d’équilibre entre initiales, mouvement et abstraction.
Bien avant d’être utilisé sur le site, ce monogramme est né d’un besoin beaucoup plus personnel : signer.
Non pas au sens formel ou typographique du terme, mais laisser une empreinte identifiable sur une image, une photographie ou une composition graphique, sans casser l’équilibre visuel de l’œuvre. Je cherchais un signe capable d’exister discrètement tout en restant immédiatement reconnaissable. Le monogramme s’est imposé naturellement.
Historiquement, le monogramme consiste à fusionner plusieurs lettres en une seule construction graphique — pratique utilisée depuis des siècles par les peintres, les graveurs et certaines maisons de luxe. Dans ce cas précis, les lettres E et Z se croisent, se prolongent et se confondent jusqu’à produire une forme presque abstraite.
Le dessin repose volontairement sur peu d’éléments : une structure géométrique simple, une diagonale forte qui crée le mouvement, un équilibre entre pleins et vides, une lecture possible à plusieurs niveaux. Certains y voient immédiatement les deux initiales. D’autres perçoivent plutôt une flèche, un geste, une trajectoire ou une signature stylisée. C’est précisément cette ambiguïté qui m’intéresse.
Le monogramme n’a pas été pensé comme un logo commercial destiné à « vendre » quelque chose. Il agit davantage comme un repère graphique récurrent, une manière de relier des travaux très différents (photographie, illustration, vectorisation, peinture, direction artistique) à une même identité visuelle.
Le choix du bleu, de ce bleu Klein, est d’abord lié à mon enfance, quand j’ai découvert dans un musée, ce monochrome. Je suis resté devant à l’observé, à m’y perdre, à projeter dans cet océan tout un univers fantastique. Il s’était passé quelque chose.
Ce bleu est dense sans être agressif, intemporel, très numérique, il permet au monogramme de fonctionner aussi bien sur écran qu’en impression, en petit format comme à grande échelle. il a été conçu en vectoriel afin de garantir une parfaite adaptabilité :
- signature discrète sur une image ;
- favicon ;
- avatar de réseaux sociaux ;
- marquage d’un portfolio ;
- ou utilisation plus institutionnelle sur le site.
Avec le temps, ce monogramme est devenu moins un « logo » qu’un réflexe graphique.
Une forme suffisamment simple pour être mémorisée, suffisamment ouverte pour évoluer avec les projets.